Qu'est-ce que l'Assomption ?



Le 15 août de chaque année, l'Église catholique célèbre une grande fête : l'Assomption, c'est-à-dire la montée au Ciel de la Très Sainte Vierge Marie, avec son corps et avec son âme.
Celle qui, sur terre, a mis au monde le Fils de Dieu incarné, Jésus Christ, a été prise par Dieu qui l'a placée auprès de Lui, dans sa demeure du Ciel. C'est le sens du mot "assomption" : le fait d'être pris ou prise par un autre. Contrairement à Jésus, qui est monté au Ciel de lui-même (c'est le sens du mot "ascension"), la Vierge Marie a été prise par Dieu tout-puissant qui l'a introduite dans le Ciel, tant avec son corps qu'avec son âme.
On ignore quand cela se passa. Sans doute quelques années après la Pentecôte. Tout comme Jésus ressuscité resta un certain temps (40 jours) avec ses disciples avant de monter au Ciel, ainsi la Très Sainte Vierge Marie demeura avec les Apôtres et les disciples du Seigneur, notamment avec Saint Luc et avec Saint Jean, afin de leur faire comprendre un peu mieux tout ce que Jésus leur avait enseigné. N'est-Elle pas celle qui "conservait toutes ces choses et les méditait en son coeur" (Lc 2, 19), animée et éclairée par son Époux divin, le Saint-Esprit, Celui qui nous "remettra en mémoire" (Jn 14, 26) tout ce que Jésus a dit ?
Un jour les temps furent accomplis pour Marie. Ce fut le moment où le corps de Marie, et donc aussi son âme, étaient prêts pour quitter la terre et entrer au Ciel. Car le temps est comme une quatrième dimension du corps. Un simple exemple le fait bien comprendre. Quand vous traversez à pied une route fort fréquentée par des véhicules souvent rapides, votre corps ne risque rien si vous le faites lorsqu'il n'y a pas sur la route de véhicules capables de vous renverser, et peut-être vous accidenter mortellement. Le temps auquel vous traversez cette route compte pour l'intégrité de votre corps. Le temps est donc bien comme une quatrième dimension corporelle.
Ce temps, ce jour, Marie l'attendit de plus en plus, désirant toujours davantage rejoindre son Fils dans le Ciel. Pendant cette attente, le présence de son Fils grandit de plus en plus en Elle, grâce à l'Esprit-Saint son Époux, cet Autre Paraclet, semblable à Jésus, le Premier Paraclet. L'Esprit-Saint, qui est Amour, emplit toujours davantage son âme grâce à ce souvenir de son Fils déjà présent dans le Ciel. Ce souvenir intense et très profond, porté à sa plénitude par l'Esprit-Saint lui-même, se transforma en une présence mystique, mais très réelle, de Jésus en Marie, une présence sans comparaison avec celle dont Saint Paul témoigne : "Ce n'est plus moi qui vit, c'est le Christ qui vit en moi." (Ga 2, 20) A ce moment-là, la plénitude de l'éternité envahit toute l'âme de Marie et détermina la plénitude des temps par rapport à son corps : le corps de Marie se mit dans un repos complet et définitif.
Marie sembla morte. Elle n'était qu'endormie. C'est ce que les Pères de l'Église ont appelé la Dormition de Marie.
Personne n'a vu le Seigneur venir prendre Marie pour l'emmener au Ciel. Mais on raconte cette histoire que, lorsque Marie eut rendu le dernier souffle, un souffle d'amour dans l'Esprit-Saint, l'Apôtre Saint Thomas n'était pas présent au chevet de la Mère de Dieu. Arrivé peu après, Saint Thomas voulut et obtint qu'on lui ouvre le tombeau de Marie afin qu'il puisse la contempler une dernière fois. Mais, à la stupéfaction de tous les assistants, lorsqu'on ouvrit la tombe, Marie avait disparu, corps et âme.


Daniel Meynen, un prêtre catholique à votre service.

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